Il faut bien comprendre que les perspectives offertes par les OGM sont nombreuses. Elles sont exploitées dans quatre domaines principaux : - la recherche fondamentale pour établir les cartes génétiques de différentes espèces tels que des plantes cultivés ou animaux d'élevage ;
- la recherche médicale, pour localiser des gènes intéressants ou responsables de maladies et pour produire des substances médicamenteuses. Ainsi, l'insuline utilisée pour traiter le diabète provient aujourd'hui quasi exclusivement de bactéries ou de levures modifiées. Le vaccin contre l'hépatite B est également produit par des levures modifiées ;
- l'agriculture pour améliorer les conditions de cultures des plantes (résistance aux herbicides, résistance à des insectes ou des maladies, résistance à des conditions environnementales particulières, etc.), d'élevage des animaux (maladies, nutrition) ;
- l'industrie, notamment agro-alimentaire, pour améliorer la qualité des aliments (teneur en certains éléments, qualité organoleptiques, conservation, digestibilité, etc.) ou la transformation des matières premières (qualité papetière du bois, etc.)
L'on comprend immédiatement les enjeux des deux premiers types d'utilisation d'OGM, qui mettent en œuvre des micro-organismes transgéniques dans des réacteurs fermés et en usine. Dans ce cas, le risque d'un passage dans le milieu naturel est limité.
Toutefois, les applications agricoles, forestières et industrielles sont plus critiquables tant en ce qui concerne leur intérêt réel que pour les risques sanitaires, environnementaux, économiques et sociaux qu'elles comportent.OGM le dossier